Rapport européen sur l’état du climat 2025 : des vagues de chaleur record de la Méditerranée à l'Arctique, tandis que les glaciers reculent et que l'enneigement diminue

Le 29 avril, le Service Copernicus sur le changement climatique (C3S) et l'Organisation météorologique mondiale (OMM) ont publié leur rapport annuel « European State of the Climate 2025 ». Cette analyse détaillée du climat européen couvre un large éventail de variables climatiques, allant de la température annuelle, du stress thermique et du froid, à la durée d'ensoleillement et la nébulosité, en passant par les incendies de forêt, les glaciers et bien d'autres encore.

Le réchauffement rapide en Europe réduit la couverture neigeuse et glaciaire, tandis que des températures atmosphériques dangereusement élevées, la sécheresse, les vagues de chaleur et des températures océaniques record touchent des régions allant de l'Arctique à la Méditerranée. L'Europe, à l'instar de nombreuses autres régions du monde, est confrontée à des conséquences croissantes des phénomènes climatiques extrêmes. Des vagues de chaleur record sur terre et en mer aux incendies de forêt dévastateurs et à la perte continue de biodiversité, toutes ces conditions ont un impact sur les sociétés et les écosystèmes à travers l'Europe.

Voici quelques-unes des principales conclusions du rapport :

  • Au moins 95 % de l'Europe a connu des températures annuelles supérieures à la moyenne en 2025.
  • Une vague de chaleur record de trois semaines a frappé la Fennoscandie subarctique, avec des températures supérieures à 30 °C autour et à l'intérieur du cercle polaire.
  • Les glaciers de toutes les régions européennes ont subi une perte nette de masse ; l'Islande a enregistré sa deuxième plus importante perte glaciaire jamais observée. La couverture neigeuse était inférieure de 31 % à la moyenne et la calotte glaciaire du Groenland a perdu 139 gigatonnes (139 milliards de tonnes) de glace.
  • La température annuelle de l'eau de mer en Europe a été la plus élevée jamais enregistrée, et 86 % de la zone maritime a été touchée par au moins des vagues de chaleur marines « fortes ».
  • Les incendies de forêt ont ravagé environ 1 034 550 hectares, soit la plus grande superficie jamais enregistrée.
  • Des tempêtes et des inondations ont touché des milliers de personnes en Europe, même si les précipitations extrêmes et les inondations ont été moins généralisées que ces dernières années.
  • La biodiversité est essentielle pour un avenir durable, mais le changement climatique est une cause majeure de son déclin. Le climat et la biodiversité sont étroitement liés dans les politiques et les cadres politiques européens.

« L’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement, et en 2025, ce réchauffement était clairement perceptible presque partout, y compris chez nous en Belgique. Les phénomènes météorologiques extrêmes tels que la chaleur, la sécheresse et les inondations ont déjà un impact aujourd’hui et entraînent également des risques concrets pour l’avenir. Cela souligne l’importance à la fois de la réduction des émissions et de l’adaptation aux nouvelles conditions. », déclare Inne Vanderkelen, climatologue à l’IRM.

L'année 2025 en Belgique

En Belgique : à Uccle, 2025 a été, avec 2014, la quatrième année la plus chaude depuis le début des observations en 1833

Plus d'informations

  • Le rapport « European State of the Climate 2024 » est disponible sur le site web de Copernicus.
  • Pour des informations plus détaillées sur la Belgique, consultez notre bilan climatologique de 2025.

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